Comment le Covid-19 m’as fait réaliser que j’étais libre

1 avril 2020 0 Par Haude

Ce mois de Mars a été des plus surprenants en ce qui concerne la / ma liberté.

Le nouveau facteur

Quand j’ai appris l’existence du Coronavirus, je me souviens dire à Léo  » T’as vu ce qui s’est passé en Chine, c’est juste incroyable« . Je me souviens de le dire, sans vraiment y croire. Comme si on en discutait maintenant, mais ça ne serai sans doute plus aux nouvelles dans une semaine.

D’ailleurs on a appris plutôt tard son existence, étant donné que nous n’avons pas la télé depuis 5 ans.

Ensuite, on a rapidement vu la différence, ici en Thaïlande, car les Chinois sont des millions à venir chaque année. Les rues, les îles ont commencé a se vider.

Je me souviens début février, une jeune Chinoise avec sa mère, venir me demander de les aider pour choisir des lunettes de natation. J’ai pour habitude de toujours poser les mêmes questions, afin de comprendre leur besoin. Mais elle m’arrête tout de suite, elle a besoin de lunettes pour prendre l’avion car elle rentre en Chine et qu’elle ne veut pas attraper le virus.

Inconsciemment je me souviens faire un énorme pas en arrière. Comme si je me rendais compte que quelque chose était en train d’arriver. Finalement, les semaines ont passé et nous vendions 30% de nos lunettes de natation pour des gens qui devaient prendre l’avion. Encore la, je ne me rendais pas compte de la liberté que j’avais.

Un an complet en Thaïlande

Les semaines ont passés, nous devions partir en France le 20 mars. Début du mois, j’étais en visio avec mes parents qui me disent sur un ton déçu mais sérieux, qu’il faut mieux que je reste en Thaïlande, que ce n’est pas la peine de venir, si tous les jours nous allons regarder les nouvelles et appréhendez ce qui va se passer.

Ma liberté de voyager et de retrouver ma famille venait de s’envoler juste comme ça. Ça à été dure, je ne le cache pas. Surtout en pensant aux enfants de ma soeur, que je n’aurai donc pas vu pendant un an. Un an. C’est énorme un an quand on a 7 et 5 ans.

J’ai commencé a penser tous ce qu’ils avaient du faire sans moi, mon frére, ma soeur, mes parents. Et ça m’as rendu triste, ça m’as mis en colére. Parce que j’avais cette liberté d’aller les voir pendant 8 mois, et il a fallut que le moment où je me décide à partir, ce ne soit pas possible.

Ensuite les jours ont passés, le confinement à été annoncé en France et il n’y avait plus de pâtes et de papier toilette dans les supermarchés.

Ma liberté

Et c’est là que ça met revenu en pleine face. J’étais libre. A un certain dégrés, c’est sur. Mais j’étais libre. J’étais dans un pays qui n’était pas encore touché par le virus, alors que tous mes amis devaient faire des visio pour boire l’apéro, ou remplir un papier pour aller faire des courses.

Je suis libre. Et la plus part d’entre vous sont libre aussi. Alors pensez à cette liberté. Pensez au moment où vous avez cru en manquer, où vous vous êtes mis a suffoquer. Ensuite penser au second moment, celui où vous avez réaliser que finalement, malgrè tous les événements, vous étiez libre.

Nous sommes tous libres à un certain dégrés, surtout maintenant. Mais pensez à ceux qui nous pas le choix que d’être dans la rue, dans les hopitaux. Pensez a ceux qui travaillent pour vous envoyer vos colis Amazon. Pensez à nous, à vous, pensez aux autres. Faites le choix de rester chez vous.

Et c'est là que ça met revenu en pleine face. J'étais libre. A un certain dégrés, c'est sur. Mais j'avais retrouvé ma liberté
Sukhumvit 24, unes des rues les plus emprunter de Bangkok. Vide de voitures et de population.

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